Fouilles à Bourges (Cher)

Nakala, collection AOrOc

Les fouilles sur le gisement de l’âge du fer de Bourges ont commencé en 1995 par des sondages dans la périphérie Sud-Ouest (Lazenay) et dans le centre ville (Hôtel-Dieu).

Projet en cours de finalisation


Partenaires institutionnels

AOROC - UMR8546-CNRS/ENS Archéa - association Bourges Plus- Communauté d’agglomération CNRS - Centre National de la Recherche Scientifique ENS - Ecole Normale Supérieure | Paris Ministère de la Culture (France) University of Edinburgh

Bourges, « la plus belle ville de la Gaule » selon Jules César (Ier s. BC), s’est développée dès le VIe s. BC. Elle fait partie des complexes aristocratiques du VIe s. qui regroupent des sépultures princières et un habitat fortifié de prestige (comme Vix, Côte d’Or, ou La Heuneburg, Baden-Würtemberg).
La fouille que nous traitons ici porte sur 15 hectares situés dans les faubourgs du site de hauteur, qui est lui-même enterré sous la ville actuelle. Il s’agit d’un quartier artisanal, où l’on a fabriqué des bijoux en bronze, en fer, en lignite. On a importé des perles de verre, de l’ambre, du corail, qui ont parfois été travaillés sur place. Les importations de céramique grecque ou provençale sont peu nombreuses, mais réparties sur tout le site, ce qui indique le statut élevé de ces artisans.

C’est actuellement la plus grande surface d’habitat à vocation artisanale fouillé en Europe celtique avec Hochdorf en Baden-Würtemberg. Plusieurs centaines de milliers d’objets, d’ossements, de vestiges du travail de métaux, ont été répertoriés.

Leur répartition a été traitée avec l’aide d’un SIG. La publication a été réalisée en 2012.

  • Chercheurs :
    • Olivier Buchsenschutz, DR CNRS, AOROC,
    • Laurence Augier, Dr en archéologie, Bourges Plus,
    • Marylin Salin, Dr en archéologie, Bourges Plus,
    • Jacques Troadec, Dr du service municipal d’archéologie de Bourges Plus,
    • Ian Ralston, Pr à Edimbourg, directeur de l’institut d’archéologie,
    • Sophie Krausz, MCU Bordeaux,
    • Christophe Batardy, Ingénieur au Ministère de la Culture, SIG.

Etudiants : principalement des universités de Tours et Paris.