ANR Celtecophys

Archéologie - programme Agence Nationale de la Recherche

Comment être en mesure de répondre aux demandes de plus en plus nombreuses de prospections approfondies en France comme à l’étranger, pour les surfaces où cela n’est plus exécutable manuellement. Les archéologues doivent inventer et tester de nouveaux outils sur des terrains variés et considérés comme difficiles, avec des problèmes spécifiques à la Protohistoire.
La mise au point dans le cadre de cette ANR d’un système tracté de prospection magnétique a permis de passer d’un enregistrement de 256 m2 par jour à une moyenne de 15 hectares par jour, bouleversant complétement les résultats attendus et donc les problématiques.
Un autre appareil de détection électro-magnétique mis au point par l’Université de Jussieu a aussi été testé.

Porteur du projet : Katherine Gruel.

Accès direct au projet


Partenaires institutionnels

 ANR - Celtecophys ANR-Agence Nationale de la Recherche AOROC - UMR8546-CNRS/ENS Geocarta INRAP - Institut National d’Archéologie Préventive UMR7619 - Sisyphe

Les résultats obtenus lors de l’ANR CELTECOPHYS sont classés par dossiers régionaux, dont la liste se trouve dans le menu horizontal. Après sélection du dossier, on peut ouvrir les différentes cartes préparées sur chaque site prospecté et cocher ou décocher les vues ou calques associés dans le menu latéral.

Approche spatiale des structures artisanales à l’âge du fer

Travailler sur l’organisation spatiale des activités artisanales, en améliorant la détection des fondations des bâtiments de terre et de bois, des structures de combustion et des objets métalliques.
Il est nécessaire, pour détecter ces vestiges d’ateliers, de développer un outil couplé de prospection magnétique et électromagnétique plus rapide et complémentaire des machines tractées qui fonctionnent déjà en prospection électrique (brevet CNRS). Ce type de réalisation vient de connaître dans les domaines comme la prospection aéroportée ou le déminage de grandes surfaces un nouvel engouement. Le partenariat avec une jeune PME, Géocarta, associée au CNRS, lui permettra d’être à l’avant-garde de l’application de ces techniques dans des secteurs en développement comme le diagnostic des grandes surfaces (> 10 ha) en archéologie préventive.

Objectifs :
- Intégrer les méthodes géophysiques dans la « palette d’outils » des archéologues.
- Prospecter à l’avenir de grandes surfaces.
- Inscrire une fouille dans un ensemble plus vaste.
- Compléter les plans des structures partiellement connues.

Instruments :
- AMP, conçu dans ce programme, tourne déjà sur les chantiers pour les prospections magnétiques.
- L’appareil électromagnétiqaue a dépassé la phase de test.
- Base de données sur les résultats des prospections en protohistoire et liée à la base des sites de l’âge du fer.

Résultats

Voir ou télécharger : Radiographie des villages gaulois, de la prospection à la fouille
Le but est de pouvoir répondre aux demandes de prospections extensives de plus en plus nombreuses en France comme à l’étranger, à des prix compétitifs et pour des surfaces non prospectables manuellement. Les enjeux sont donc importants tant au niveau de l’application de recherches théoriques menées dans les laboratoires que de l’inévitable besoin de tester ces nouveaux outils avec des archéologues sur des terrains variés et réputés difficiles, avec des problématiques spécifiques à la protohistoire.
Une retombée du projet aura aussi été la mise à disposition, pour la communauté scientifique, d’une application Internet qui gérera les données issues des différentes prospections au sein d’un système serveur-client sécurisé. Ce serveur s’appuiera, en particulier, sur les données et la technologie mise au point pour visualiser et fusionner les différentes données cartographiques (Chronocarto).
C’était la première fois qu’un détecteur magnétique tracté était testé en vraie grandeur, sur des sites très étendus comme ceux qu’offre en France les diagnostics prévus par la nouvelle loi sur des Zones d‘Aménagement Concerté ou des grands tracés, comme sur des sites de l’âge du Fer repérés par les prospections aériennes ou pédestres. Une surface de 360 ha prospectée à la fin du programme a totalement renouvelé notre perception de l’occupation des sites sélectionnés.